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Accessibilité d’un site : les bases à connaître

Un site accessible se lit avec une mauvaise vue, se parcourt au clavier, se comprend avec un lecteur d’écran. Les bases, et ce que change la directive européenne.

Par Julien Moraux2 min de lecture

Salle de formation avec des ordinateurs
Un site accessible, c’est un site que tout le monde peut utiliser : les personnes malvoyantes ou daltoniennes, celles qui naviguent au clavier, les personnes âgées, mais aussi vous, en plein soleil sur votre téléphone. C’est une question de respect, de clientèle (une partie importante de la population a un handicap ou une gêne) et, pour certaines entreprises, d’obligation légale.

Ce que change la directive européenne

L’Acte européen sur l’accessibilité s’applique depuis juin 2025 à certains produits et services, dont le commerce électronique. Les très petites entreprises (moins de 10 personnes et un chiffre d’affaires limité) en sont en grande partie dispensées pour les services. Les règles exactes dépendent de votre activité : en cas de doute, renseignez-vous auprès de votre fédération ou d’un juriste. Mais même sans obligation, les bonnes pratiques sont simples et profitent à tous.

1. Des textes lisibles

Une taille confortable, un bon contraste entre le texte et le fond, des lignes pas trop longues. Le gris très clair sur blanc est à proscrire pour le texte courant. Voir nos conseils sur les polices.

2. Des images décrites

Chaque image utile doit avoir un « texte alternatif » qui la décrit, lu par les lecteurs d’écran (et utile à Google). Les images purement décoratives, elles, n’en ont pas besoin. Dans notre éditeur, un champ « description » accompagne chaque image.

3. Une navigation au clavier

Tout doit être utilisable sans souris : menus, boutons, formulaires, carrousels. Et l’on doit voir où l’on se trouve (un contour visible autour de l’élément actif). Un lien « Aller au contenu » permet de passer le menu.

4. Des titres bien hiérarchisés

Un titre principal par page, puis des intertitres dans l’ordre. Les lecteurs d’écran s’en servent pour naviguer, comme un sommaire.

5. Des formulaires compréhensibles

Chaque champ a une étiquette visible, les erreurs sont expliquées clairement (« indiquez votre e-mail » plutôt que « champ invalide »), et l’on n’utilise pas la couleur seule pour signaler une erreur.

6. Pas de pièges

Pas de texte dans les images, pas de vidéos qui démarrent avec le son, pas de bandeaux impossibles à fermer, pas d’animations agressives. Et le respect du réglage « réduire les animations » du système.

Un test rapide en cinq minutes

• Naviguez sur votre site avec la seule touche Tab : voyez-vous toujours où vous êtes ?
• Agrandissez le texte à 200 % : la page reste-t-elle lisible ?
• Regardez vos images : ont-elles une description ?
• Lisez vos boutons : disent-ils ce qu’ils font, même hors contexte ?
• Remplissez votre formulaire avec une erreur : est-elle expliquée clairement ?

Les questions qu’on nous pose

« Ma petite entreprise est-elle concernée par la directive ? » Les très petites entreprises de services sont en partie exemptées, mais un site accessible profite à tous vos clients, et à votre référencement.

« Les outils automatiques d’accessibilité suffisent-ils ? » Non : ils corrigent peu de choses, et parfois en créent d’autres.

Chez nous

Nos sites intègrent ces bases dès la construction : contrastes vérifiés, textes alternatifs, navigation au clavier, lien « Aller au contenu », animations coupées si le visiteur le demande. Pour un audit complet selon les normes, on vous oriente vers un spécialiste.

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C’est gratuit, et sans jargon.

Un appel de 30 minutes, puis une première maquette offerte. Vous ne payez rien tant que votre site n’est pas terminé.