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Mon site a été piraté : que faire ?

Pages bizarres, redirections, avertissement de Google, e-mails de spam envoyés en votre nom : les signes d’un piratage, les premiers gestes, et comment éviter que ça recommence.

Par Julien Moraux2 min de lecture

Cadenas posé sur un clavier
Les sites de petites entreprises sont souvent piratés non pas parce qu’ils intéressent quelqu’un, mais parce qu’ils sont faciles à attaquer automatiquement : extension pas à jour, mot de passe faible. Si cela vous arrive, pas de panique : voici l’ordre des opérations.

Les signes

• Des pages ou des liens que vous n’avez pas créés (souvent en anglais, pour des produits douteux).
• Des visiteurs redirigés vers d’autres sites.
• Un avertissement de Google ou du navigateur (« site dangereux »).
• Des e-mails de spam envoyés depuis votre domaine.
• Un site soudainement très lent, ou un accès administrateur qui ne marche plus.

1. Prévenir votre prestataire

C’est la première chose à faire. Il peut mettre le site hors ligne si nécessaire, analyser l’attaque et restaurer une version saine.

2. Changer les mots de passe

Accès au site, à l’hébergement, au nom de domaine, aux e-mails. Avec des mots de passe longs et différents, et si possible la double authentification.

3. Restaurer une version saine

C’est là que les sauvegardes anciennes sont précieuses : il faut revenir à une version d’avant l’attaque, puis corriger la faille (mise à jour, extension supprimée), sinon tout recommence.

4. Prévenir Google

Si Google affiche un avertissement, la Search Console indique le problème. Une fois le site nettoyé, vous demandez un réexamen. L’avertissement est en général retiré en quelques jours.

5. Les données personnelles

Si des données de clients ont pu être consultées (formulaires, comptes, commandes), vous devez évaluer le risque et, selon la gravité, prévenir l’Autorité de protection des données, voire les personnes concernées. Faites-vous conseiller (notre article RGPD).

Éviter que ça recommence

• Des mises à jour régulières, ou un site qui en demande très peu.
• Le moins d’extensions possible.
• Des mots de passe solides, un accès par personne.
• Le https partout (pourquoi).
• Des sauvegardes quotidiennes, gardées longtemps.

Un exemple

Une PME découvre que son site redirige certains visiteurs vers des publicités douteuses. Le prestataire restaure une sauvegarde saine, change tous les mots de passe, met à jour l’outil et supprime une extension abandonnée. Google est prévenu via la Search Console. En trois jours, l’avertissement disparaît des résultats. La faille venait d’une extension jamais mise à jour.

Les questions qu’on nous pose

« Dois-je prévenir mes clients ? » Si des données personnelles ont pu être exposées, il peut y avoir des obligations de notification : renseignez-vous auprès de l’autorité de protection des données.

« Pourquoi pirater un petit site ? » Les robots attaquent automatiquement tous les sites vulnérables, quelle que soit leur taille.

En résumé

• Prévenir votre prestataire.
• Changer tous les mots de passe.
• Restaurer une version saine.
• Prévenir Google.
• Corriger la cause.

Quand refaire

Un vieux site piraté plusieurs fois, plein d’extensions non maintenues, coûte souvent plus cher à réparer qu’à refaire. Une refonte sur une base légère règle le problème à la source. Nos sites n’ont pas d’extensions à mettre à jour, et sont protégés par un pare-feu.

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