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RGPD : ce que votre site doit faire, en version simple

Formulaire de contact, cookies, mesure d’audience, newsletter : ce que le RGPD demande vraiment à un petit site d’entreprise, sans jargon.

Par Julien Moraux3 min de lecture

Cadenas posé sur un clavier d’ordinateur
Le RGPD (règlement général sur la protection des données) fait peur, alors que pour un petit site d’entreprise, il se résume souvent à quelques bonnes habitudes. Voici l’essentiel. Ce n’est pas un avis juridique : si vous traitez des données sensibles (santé, enfants…) ou beaucoup de données, faites-vous accompagner.

1. Ne collecter que le nécessaire

Un formulaire de contact a besoin d’un nom, d’un moyen de vous répondre et d’un message. Pas de la date de naissance ni de l’adresse complète. Moins vous collectez, moins vous avez à protéger. Pour un cabinet médical, évitez qu’on vous envoie des informations de santé par le formulaire : le téléphone est plus adapté.

2. Dire ce que vous en faites

Une page « Confidentialité » explique, simplement : qui est responsable des données, lesquelles sont collectées, pourquoi, combien de temps elles sont gardées, avec qui elles sont partagées (votre hébergeur, votre service d’e-mails), et comment demander à les consulter ou les effacer.

3. Les cookies : le consentement avant

Les cookies strictement nécessaires (garder un panier, une session de connexion) ne demandent pas de consentement. Les cookies de mesure d’audience détaillée, de publicité ou de réseaux sociaux, eux, demandent l’accord du visiteur avant d’être déposés, avec un vrai choix (« Refuser » aussi visible que « Accepter »).

Le plus simple : n’utiliser que ce qui est utile. Beaucoup de petits sites n’ont besoin d’aucun cookie de publicité.

4. Mesurer sans espionner

Il existe des outils de mesure d’audience respectueux de la vie privée, qui donnent les chiffres essentiels (nombre de visites, pages vues) sans suivre les visiteurs d’un site à l’autre. Nous en parlons dans cet article.

5. Sécuriser

Le cadenas https (connexion chiffrée), des mots de passe solides pour l’accès à votre site, des mises à jour régulières, des sauvegardes : c’est la base. Et si un incident touche des données personnelles, il faut parfois le signaler à l’Autorité de protection des données.

6. Les newsletters

Pour envoyer une newsletter à des particuliers, il faut leur accord explicite (une case non cochée d’avance) et un lien de désinscription dans chaque envoi. Gardez la trace de l’inscription.

Un exemple de mise en conformité simple

Un cabinet de géomètre fait le point : son formulaire demande seulement nom, téléphone et message ; une phrase sous le bouton renvoie vers la politique de confidentialité ; les demandes sont supprimées après un délai annoncé ; le site n’utilise aucun outil de suivi publicitaire, donc pas de bandeau cookies. En une heure, son site est en ordre, sans jargon.

Les questions qu’on nous pose

« Faut-il un délégué à la protection des données ? » Pour la plupart des petites entreprises, non. Certaines activités (données de santé à grande échelle, par exemple) peuvent en avoir besoin.

« Puis-je utiliser un modèle de politique de confidentialité ? » Comme base, oui, à adapter à ce que votre site fait réellement.

Ce que nous faisons pour vous

Nos sites sont livrés avec une page de confidentialité à compléter, un formulaire qui ne demande que le nécessaire, aucun outil de mesure activé sans votre accord, et un bandeau cookies conforme quand un outil en a besoin. L’hébergement est sécurisé et sauvegardé chaque nuit (détails ici).

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